
S’engager pour l’environnement, ce n’est pas un argument marketing. C’est une cohérence : on ne peut pas défendre un tourisme qui prend soin des territoires et de ceux qui les habitent, sans prendre soin aussi de l’impact de ses propres pratiques. Je ne prétends pas à la perfection, mais je m’engage à avancer, à questionner mes habitudes, et à être transparente sur ce qui est déjà en place comme sur ce qui reste à résoudre.
Le numérique a une empreinte carbone souvent invisible mais bien réelle. Quelques gestes simples appliqués dans le quotidien des Balades Fertiles :
L’objectif des Balades Fertiles à terme est de proposer des balades à la journée en van à travers les différents territoires du Cotentin.
Proposer des balades itinérantes à la journée à travers le Cotentin implique de se confronter à un paradoxe : comment reconnecter le public à la nature tout en déplaçant un véhicule motorisé ? Selon les données de l’ADEME, un véhicule thermique de type utilitaire ou van émet en moyenne entre 150 et 200 g de CO₂ par kilomètre à l’usage, sans compter l’empreinte carbone liée à sa fabrication (qui représente environ 22% des émissions globales sur sa durée de vie). Face à ce constat, l’objectif des Balades Fertiles n’est pas d’ajouter un véhicule polluant de plus sur les routes normandes, mais de repenser entièrement notre modèle de transport. C’est pourquoi j’exclue l’achat d’un van thermique neuf. Je privilégierai des solutions de sobriété comme la location ponctuelle ou la mutualisation avec d’autres acteurs locaux afin d’éviter le surstockage de véhicules inutilisés. Côté motorisation, mon choix se portera prioritairement sur un modèle hybride. Si le 100% électrique offre un bilan carbone avantageux sur l’ensemble de son cycle de vie en France, la fabrication de sa batterie reste lourde pour l’environnement et soulève de réels défis de recyclage. L’hybridation m’apparaît donc comme le compromis le plus pragmatique et équilibré : elle permettra de réduire drastiquement les émissions de gaz d’échappement lors des phases de transition urbaine et des arrêts sur site, tout en limitant l’empreinte industrielle initiale du véhicule.
Sur le terrain, chaque balade est aussi une occasion de :
Par ailleurs, je suis en cours de démarche pour devenir ambassadrice du label Géoparc et du label Green Destination portés par l’Office de Tourisme du Cotentin, une reconnaissance institutionnelle d’une pratique que j’essaie de vivre au quotidien.
La construction d’un réseau d’acteurs engagés : un idéal à réaliser !
Parce qu’une démarche isolée reste fragile, je construis progressivement un collectif de partenaires partageant les mêmes valeurs : producteurs locaux, artisans, hébergeurs, restaurateurs engagés dans des pratiques vertueuses et respectueuses de l’environnement et de l’économie locale. L’objectif est de proposer aux participants un véritable carnet d’adresses slow tourisme : des adresses qui font sens, qui font vivre le territoire, qui respectent ceux qui y vivent et l’environnement qui les entoure. =